Là où j'ai refait le Monde Ils me sont chers Retour au port d'accueilM'écrire un petit mot

Sur Tupidek, le beau bateau A mon frère

 

Le temps passe vite, très vite. Il file comme une étoile dans un ciel d’été. Raison de plus pour profiter de toutes ces minuscules poussières de vie qui viennent se poser sur nos épaules. C’est ce que j’ai choisi de faire. Chaque seconde de ma vie est consacré au plaisir, à la douceur forte, à l’intensité suave. Contrastes chauds, contradictions créatrices. La vie, ma vie se doit de ne jamais s’arrêter. Quête perpétuelle d’émotions. Pas le temps de douter. Je veux mettre plein d’images dans ma tête, plein de mouvements, pas des souvenirs, ça se ternit, pas des regrets, ça fait mal, mais des choses vécues, ressenties. Et seules les émotions sont assez solides pour faire le voyage de toute une vie.

 

 
   
A Dahab (Egypte) au bord de la mer rouge

Dans la forêt des cèdres (Liban) en hiver

Au pied des pyramides du Caire (Egypte)

Pour connaître un peu plus -un peu mieux- le Monde, j’ai choisi de le parcourir, tout doucement. Pour apprécier pleinement les façons de vivre des humains, j’ai choisi de m’installer auprès d’eux. J’aime « me poser » quelque part et regarder, goûter, humer, contempler, dévorer, être avec, partager… C’est tellement plus intense.

Des émotions, j’en ai plein. Elles me tiennent chaud en même temps qu’elles me poussent à explorer.

Mes yeux sont encore emplis de ces levers de soleil sur la ville de Palmyre, en plein cœur du désert syrien. Mes cheveux frémissent encore de ce chaud vent égyptien, brise de Nil, souffle d’ibis. Mon corps est encore enveloppé du sel de la mer morte et des volutes des fumées de ce café de Buenos Aires. Je sens encore le sable cannelle de la plage idyllique de Bahia me glisser entre les doigts. Et si mon cœur frémit encore à l’angoisse de ce Beyrouth explosé, il bat éternellement la chamade, comme un narguilé bouillonnant, en pensant à ce pays aux bras si chaleureux.

Mes pupilles s’aquarellent de toutes les teintes de ce monde si vaste. Le rouge de la terre de Brasilia se mêle à celui du désert du Wadi-Rum en Jordanie pour former un feu ardent. Le vert de la forêt amazonienne s’harmonise avec les jaunes de ces soleils si brûlants.

 

Sur l'Euphrate (Syrie)

 

Le bleu est partout présent : dans les yeux de la belle Zahra, partenaire de barque sur l’Euphrate ; dans l’infinitude de la mer, de toutes les mers ; sur les murs de ce village nubien ; dans les plumes de ces oiseaux du paradis ; dans les eaux fougueuses d’Iguaçu ; dans les ciels purs. Le blanc n’est pas en reste, il illumine la plage de Copacabana où la déesse Iemanja est honorée. Quand à ma plongée en mer rouge, elle est encore émerveillée par ces arcs-en-ciel nageant.

Et puis il y a aussi toutes ces odeurs. Épices dans les souks orientaux, chlorophylle dans la mythique forêt des cèdres du Liban, barbe à papa à la foire du trône. Et puis encore, ces milliers de saveurs. Y penser me met en gourmandise.

Mais que dire de mes rencontres ? Petite main frêle d’enfant indien ou nubien qui m’accorde toute sa confiance, prunelle d’humble Nordestin qui me caresse, regard perdu d’un bédouin contemplatif, sage Druze qui m’accueille chaleureusement en sa demeure, capitaine de Felouque toujours serein au fil de l’eau. Tous ces gens qui m‘ont tant donné, savent-ils combien ils sont riches, eux qui sont si modestes ?

 

Dans le désert du Wadi Rum (Jordanie)

 

Pêche aux piranhas en Amazonie (Brésil)

Devant les chutes d'Iguaçu (Brésil)

Capitaine du navire (pour ceux qui savent : le calme après la tempête)

Dans le désert du Wadi Rum (Jordanie) avec Zadane, mon hôte

Le très kitch taxi bleu qui m'a conduit dans le désert de Syrie

Je n’ai pas peur d’ouvrir les yeux car je sais que rien de ce que j’ai vu ne s’évanouira.


Je n’ai pas peur d’ouvrir les bras car je sais que tous les présents que j’ai reçu ne s’envoleront pas.


Je n’ai pas peur d’ouvrir le cœur car la chaleur qui l’enveloppe est absolue.

Je n’ai pas peur d’ouvrir le chemin car l’étendue de ce qui me reste à découvrir est sans fin

 

Agua de coco au bord de la mer : du bonheur tout simple

(Porto Seguro - Bahia - Brésil)

Mon bonheur est là où je suis, quel que soit l’endroit dans lequel je suis.

Le bonheur est là où on est persuadé qu’il est, là où on veut bien le voir.

 

J’aime sans cesse être déstabilisée. J’aime remettre en cause mon quotidien. Cette période pendant laquelle je dois reconstruire de nouveaux repères m’est indispensable. J’adore aussi les surprises permanentes de ce que je découvre à chaque escale. Je l’aime ici, je l’aimerai ailleurs. Peu m’importe le lieu. Ce que je recherche n’est pas dans le site mais dans l’effet produit. Tant que j’aurais l’énergie de le faire physiquement, je le ferais avec enivrement. Après, il me restera tous les voyages virtuels, avec ma tête, mon cœur…et toutes ces émotions glanées de par le monde. Mais assidûment, mon ivresse sera présente. Saoule de la vie, en permanence.

 

Je joue à la déesse dans un château du désert de Jordanie

Au milieu de la famille d'Indiens Caboclos chez qui j'ai dormi en hamac.

(Amazonie - Brésil)

 

Sur le Nil, devant le temple de Philae (Egypte)

Devant les pyramides (Le Caire - Egypte)

 

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