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Le Brésil

 

 

 

Diaporamas sur le Brésil

 

Stefan Zweig

Le Brésil vu par Stefan Sweig (Brésil, terre d'avenir, 1941)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Brésil est un pays surprenant.

Sa diversité, son immensité, ses nuances en font un pays infiniment riche et étonnant. Mais avant tout, le Brésil est un pays intensément contrasté. Toutes les extrémités cohabitent, toutes les extravagances aussi. Etrange équilibre en effet que celui créé par ces coexistences. Car malgré tout, il n'y a pas "des Brésils" mais "un Brésil", construit à partir de toutes ces singularités. Peuple multicolore, peuple multi-social, peuple citadin en même temps que profondément attaché à sa terre, à son fleuve, à sa mer. Peuple riche mais effrontément détourné. Peuple pauvre mais abondamment généreux.

Seule particularité commune : la gentillesse. Les brésiliens sont des êtres tendrement et sincèrement bons. C'est peut-être là que se situe le centre de gravité du pays.

La nature elle même s'y met. Copieusement, elle s'aquarelle richement et avec élégance en même temps qu'avec une force inouïe. Le vert se fait chlorophylle au coeur des forêts tropicales ou dans la mythique Mata Atlantica. Les fleuves amazoniens hésitent longtemps entre le jaune et le noir. Le ciel nordestin affiche fièrement un bleu azur. La voûte paulistana teste son nuancier de gris, mais sait aussi nous surprendre par ses éclairs de feu et de soleil. Le scintillant Ouro Preto, dans son écrin montagneux de velours, nargue fièrement les camaïeux de rouge des terres voisines. Les tendres couleurs des façades du Pelourinho bahianais côtoient les ocres et blancs purs des plages de sable fin ou de poudre cannelle. La palette s'affole quand elle effleure les oiseaux avec de multiples touches vives. Ces éclats de vie survolent librement le panorama créant son harmonie.

Le brésil est riche aussi en surprises. Il fait de celui qui le veut un vagabond peu ordinaire. Un peu Lévy Strauss quand il rêve de rencontrer, au hasard d'une jungle, un indien en pirogue. Un peu Robinson naufragé volontaire refaisant le monde sur une plage isolée. Un peu Cabral croyant découvrir des espaces vierges en permanence.

Le Brésil nous donne, le Brésil nous touche. Les brésiliens me donnent, les brésiliens me touchent.

Je suis loin d'en avoir fait le tour. D'ailleurs, qui peut embrasser tout le Brésil ? A peine le caresse-t-on d'une main délicate...

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Première carte du Brésil (Giovanni Ramusio 1556)

 
   
 
   

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